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La fracture du col du fémur

La fracture du col du fémur touche essentiellement les personnes âgées.
50 000 fractures de ce type surviennent chaque année en France. Les femmes sont quatre fois plus atteintes que les hommes.

          Chute ou accident

  • Chez la personne âgée, la fracture résulte la plupart du temps d’une simple chute de sa hauteur.
  • Chez le sujet jeune, la fracture survient à l’occasion d’un accident de route, d’un accident de sport ou d’une chute d’une grande hauteur.

 

          Comment reconnaître une fracture du col du fémur ?

  • La victime se plaint de douleurs plus ou moins intenses au niveau de la hanche. La simple palpation de la hanche fait mal. Il est évidemment impossible de marcher.
  • On observe une rotation du pied et du genou vers l’extérieur. La jambe concernée apparaît de 3 à 4 cm plus courte que l’autre.

 

          Les gestes à faire en cas de fracture

  • Laisser la victime allongée au sol dans la position où elle se trouve et lui demander de ne pas bouger jusqu’à l’arrivée des secours. Ne pas déplacer la jambe atteinte. Garder son calme. Couvrir la victime et la rassurer. Prévenir les secours : Samu (15) ou pompiers (18) ou numéro européen (112). Ne rien donner à boire ni à manger.
  • En cas de fracture ouverte, couvrir la plaie avec un lige propre.
  • Être attentif à une éventuelle hémorragie (cuisse rouge, chaude, très gonflée) qui peut provoquer une détresse circulatoire grave.

 

          Un accident toujours grave

  • La fracture du col du fémur peut avoir des conséquences non négligeables sur l’état de santé général, surtout chez la personne âgée. Elle conduit à une perte d’autonomie qui contraint parfois à quitter le domicile et à entrer dans une institution en cas de retard au diagnostic et au traitement.
  • Entre 12 et 20% des personnes âgées décèdent dans l’année qui suit la fracture du col du fémur. La mortalité est très importante au cours des 3 premiers mois.
  • Chez la personne plus jeune, il faut envisager une rééducation longue. La fracture retentit sur la motricité et peut être à l’origine de troubles handicapants.

 

          Un traitement chirurgical en urgence

  • Le traitement est chirurgical. C’est une urgence. L’opération permet à la victime de retrouver très vite son autonomie.
  • La pose d’une prothèse de hanche totale ou partielle est la solution privilégiée chez les personnes âgées. La prothèse remplace la partie de l’os abîmée.
  • L’ostéosynthèse consiste à poser des clous et des vis dans l’os pour stabiliser la fracture. Cette technique chirurgicale est plutôt réservée aux personnes qui mènent une vie active.
  • L’objectif du traitement chirurgical est de permettre à la victime de remarcher, car si elle est confinée au lit, de nombreuses complications peuvent survenir (phlébite, embolie pulmonaire, infection…)